Carnet de route

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Idées de découverte en Pays Beaume Drobie...
Mini-sommaire :
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le cyclotouriste…(retour sommaire) 
 
Depuis Lablachère, la montée à travers le vignoble nous a paru brève dans la fraicheur matinale. Les vélos sont débarrassés de la poussière d’un hiver au garage. La pierre des maisons et des murettes se teinte de rose à mesure que l’on grimpe. Nous avons passé le hameau de Cédat et le village de Planzolles. Les maisons s’appuient les unes sur les autres autour de passages empierrés qu’on appelle ici des calades.
Au dessus du village quelques épingles nous ont mis en nage.
D’ici, je reconnais les clochers de Lablachère,  de Chandolas et plus près, déjà sur les hauteurs ceux de Payzac, Brès et Faugères.
Sur un balcon naturel nous sortons des sacs un casse croûte qui n’est pas vraiment celui de sportifs; mais bon, vacances, Ardèche, égale caillette, saucisson, picodon et comme la suite de la matinée nous réserve des descentes tranquilles!!
A Saint André-Lachamp le châtaignier semble encore plus présent: des arbres aux troncs énormes, biscornus, souvent creux, balancent au dessus de la route leurs belles feuilles allongées et les bogues encore vertes d’où tomberont, à l’automne, de délicieuses châtaignes.
Ici le schiste  a remplacé le grès rose du piémont cévenol. Du fond des ruisseaux au toit des maisons il est partout. Les hommes d’ici en ont bâti ces murs qui permettaient de disputer quelques terres à la pente. Depuis qu’ils abandonnent petit à petit leurs terres ces murettes courent sans but dans les bruyères et les pins, livrées aux défenses des sangliers.
Voici l’église de Saint André Lachamp, posée sur un bout de plateau, avec ses toits de lauzes et son clocher qui s’entretient avec les châtaigniers. A travers bois nous rejoignons maintenant Ribes par ses hauteurs, heureux de n’avoir pas d’effort à faire pour retrouver bien plus bas la Beaume, qu’on aperçoit au fond de la vallée, bordée d’une belle plage. On voit à Ribes de grandes maisons qui témoignent de sa richesse au temps du ver à soie et des magnaneries. On y voit aussi de magnifiques terrasses portant vignes ou oliviers, paysage labellisé en son temps par la ministre de l’écologie.
Enfin voilà Joyeuse, fin de notre périple, Joyeuse cité médiévale, son château, ses ruelles et ses terrasses de bistrot où l’on entend le tintement des glaçons dans les verres de...je vous laisse deviner le reste.
 
Gérard
Dans la vallée...(retour sommaire)
 
Chassezac, Sure, Salindre, Drobie, Beaume ce sont les artères de ce pays de Beaume-Drobie que j’ai découvert il y a déjà longtemps. On m’a souvent raconté cette eau jaillie du granit, presqu’au même endroit où d’autres gouttes d’eau ont choisi de partir vers l’Atlantique, et qui, elles, filant vers l’est, dévalent les pentes cévenoles sur les schistes glissants, creusent les grès tendres et déchirent le plateau calcaire, rejoignant l’Ardèche en ses grottes.
Que ce soit l’hiver en suivant les sentiers de bécassiers, au printemps en rampant et grimpant une canne à pêche à la main, l’été, lors de baignades et de pique-nique en famille,ou l’automne, quand traquant le cèpe ou la girolle je m’approche de ces cascades je suis toujours sous le charme de ces eaux tumultueuses.
Mais je voulais juste vous parler de la Beaume et de la Drobie, des villages de ces vallées, et des gens qui vivent là.
Dompnac est le village le plus éloigné du chef-lieu; blotti dans un cirque naturel, peuplé de châtaigniers, de chênes verts et de pins, au bout d’une vallée qui semble partir a l’assaut de la montagne comme autrefois les troupeaux, nourris en haut, protégés en bas. Ici, comme à Saint Mélany, comme à Beaumont, les villages voisins, nous sommes dans la montagne de Jean Ferrat. Chèvres, châtaignes, treilles de vignes, jardinage, la vie fut dure après le ver à soie.
Vivre ici est un défi que des artistes ont honoré. Voyez le Ron des Fades, village miniature, oeuvre lilliputienne, suivez le Sentier des Lauzes, «parcours en paysage», au départ de Saint Mélany, passant par Dompnac et parsemé d’oeuvres d’art qui sont autant d’hommages à la nature.
Il faut un jour avoir grimpé ces pentes, croisant les hameaux qui se succèdent jusque sous les crêtes pour rejoindre la piste qui conduit à Loubaresse, village perché à 1250 mètres, doté de gites et restaurants, départ de parapente et site d’escalade, pour connaître la beauté et la richesse de ce pays.
Montant à Beaumont, sur une route où l’on se croise difficilement, on voit par endroit serpenter la Drobie d’un côté, la Beaume de l’autre, qui persistent à user le rocher, à polir le fond de leurs vallées.
 En haut de l’autre côté de la vallée, depuis le sentier des crêtes du Tanargue, le promeneur croit survoler les nombreux hameaux de Valgorge, Laboule et Rocles, en même temps qu’au loin il aperçoit les Alpes ou le mont Lozère et les derniers coteaux qui cachent la Méditérannée.
 Tous les villages de ces vallées peuvent recevoir des vacanciers en gites, chambres d’hôte, accueil à la ferme, hôtel ou camping. Paradis des randonneurs on peut aussi y découvrir le parapente ou la pêche à la mouche, être accueilli dans une chèvrerie, visiter une châtaigneraie, ou bien encore rencontrer les nombreux artistes résidants qui ouvrent volontiers leurs ateliers.
A Valgorge la Beaume est encore un torrent. Les neiges du Tanargue s’y déversent. L’été, des brebis paissent sur les hauteurs , là où peu d’arbres poussent. Un étage plus bas, dans des chaos rocheux ou des tapis de myrtilles, est le domaine du hêtre ou fayard, et plus bas encore le châtaignier règne depuis mille ans. Il y a 50 ans encore, les chèvres assuraient la propreté et, certainement, le bon état sanitaire de la châtaigneraie.
Valgorge, bien que peu peuplée, est une petite ville : chef lieu de canton, elle en a tous les attributs, commerces et services.
Ces vallées sont aussi riches de faune et de flore:  on y voit aigles, faucons, hérons, castors, chevreuils et sangliers. Si les genêts et les bruyères dominent, on trouve parfois, tulipes sauvages, anémones ou orchidées et bien d’autres fleurs de l’étage méditerranéen à l’étage des crêtes.
Vous l’avez déjà compris, bientôt je vivrais dans ce pays à plein temps.
 
Raymond
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Elles sont où, les olives ? (retour sommaire)

Il y a de l’agitation dans l’air : comme nos voisins nous partons pour le marché. Le grand marché de Joyeuse du mercredi. Je précise, car nous avons aussi notre marché du lundi à Rosières, plus modeste mais où d’année en année nous connaissons tout le monde.
Ah! le marché! pour des estivants comme nous c’est un bonheur que d’arpenter ces allées bondées, où l’on se bouscule avec le sourire et où l’on s’excuse dans toutes les langues.
Ici on trouve tout, les indispensables t-shirt souvenir de vacance, comme la charcuterie du pays. Le marchand de boules de pétanques, comme le guide accompagnateur de pêche ou de cannyonning.
Avant de retrouver les copains pour l’apéro et les grillades je déambule dans le vieux Joyeuse. Dans la fraîcheur des ruelles du village, des «goulajous», je découvre la tour de la Recluse, les remparts et des boutiques pimpantes où des artisans d’art s’affairent. Joyeuse célèbre son passé par des visites théâtralisées et dispose d’un musée de la châtaigneraie qui raconte l’histoire de «l’arbre à pain».
Mais retour au camping au bord de la rivière et branlebas de combat: chauffer le BBQ, piquer les saucisses, couper le saucisson et des petits bouts de picodon pour l’apéro; ah, oui l’apéro! alors c’est viognier ou chardonnay? et les olives? on a oublié les olives ! mais non que tu es bête ! elles sont là les olives ! Et avec les saucisses ? gamay de Payzac, cabernet de Lablachère ou le chatus de Rosières? ah non, le chatus c’est pour le fromage !
Bon, mais après avoir consommé ces nectars avec modération, une bonne sieste s’impose, ne croyez vous pas ?
Un petit coin à l’ombre, et là, pendant que les cigales se déchainent, j’attends paisiblement l’heure de la pétanque.
On va pointer, tirer, discuter, peut-être s’engueuler, tout le monde va prendre l’accent marseillais, même les belges!!
Demain nous prendrons de la hauteur en allant visiter en compagnie d’un guide les coteaux de Vernon. Nous arpenterons le vignoble passant de faîsses en faîsses par des escaliers construits dans l’épaisseur des murets. C’est dans ce terroir que ce cépage très  ancien qu’est le chatus a connu sa renaissance.
Nous ne terminerons pas la journée sans le goûter.
 
Patrick
En voiture…(retour sommaire)
 
En s’approchant  de Payzac, la route grimpe dans les pins et de temps en temps on découvre, d’énormes mas avec leurs galeries couvertes « les couradous » où les paniers de cocon attendaient le décoconage au temps où ce pays grouillait de monde et où le pin maritime n’avait pas colonisé les « Faîsses ». Au détour d’un virage nous  apercevons l’église qui domine le paysage. Au « bistrot de pays » où nous ferons une halte, nous apprendrons que ses premiers éléments datent du XII° siècle. Quant au bistrot, ce n’est pas qu’un bistrot, c’est la boulangerie, l’épicerie, et un restaurant. Cela semble être le cœur du village où les gens se saluent et où les papotages vont bon train.
Direction Faugères et en route, la vue se dégage sur les hameaux de Brès .  Ce sont des groupes de maisons disposés en ilôts posés au milieu des vergers, des jardins, et des vignes. Au moulin à huile, près de l’église aux pierres de grès rose, nous saurons tout sur la façon de presser les olives.
En entrant dans le beau village de Faugères on est très vite face à l’église et son magnifique clocher peigne. Construite sur les vestiges d’un prieuré du X° siècle elle a subi les affres des guerres de religion. L’histoire nous en est contée par l’érudit local.
Après avoir fait provision de miel et de jus de pomme nous allons visiter une oliveraie aux  confins de Payzac  et de Saint Genest de Beauzon. Nous sommes ici dans les oliveraies les plus septentrionales et les plus hautes, l’étage de l’olivier culminant à 450 mètres.
L’excellente exposition de Saint Genest de Beauzon  a protégé de nombreux oliviers lors des catastrophiques gelées de 1956. Aussi, on y voit de magnifiques vieux arbres tortueux, butés au pied et coiffés de ce vert unique à la fois pâle et grisâtre qui contraste avec le vert brillant des feuilles de muriers qui servaient à nourrir les vers à soie.
Curiosité : une église du XIX° siècle inachevée au quartier du Suel !!
Magnifique séjour ! Ici le paysage change tout le temps ! Et l’accueil est partout formidable.
 
"Blandine et Roger"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
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Sur les traces du passé…(retour sommaire)
 
Aujourd’hui, de Chandolas, nous allons tenter de trouver les dolmens du bois de Bourbouillet et d’arriver sur les grads de Lablachère à proximité de la nouvelle piscine pour finir la journée dans les bassins, le hammam ou le jacuzzi.
Nous prenons le temps de pousser jusqu’au Chassezac, au pont de Maisonneuve. Tout près de là, les jeunes artisans de la pépinière des métiers d’art ont déjà ouvert leur porte et nous présentent leur travail avec passion.
Chandolas s’étire entre la forêt de chênes et la rivière sur une belle plaine alluviale. Quittant le village par des chemins de vignerons, nous trouvons bientôt un sentier qui grimpe à travers rochers et chênes. Il serpente entre d’énormes rochers, certains haut comme des maisons et je comprends le sens de «rochers ruiniformes». Des chênes et des buis nous cachent le ciel, accentuant le sentiment d’étrangeté de ce labyrinthe naturel. Par moment nous traversons des plaques rocheuses séparées par des failles profondes que nous devons contourner ou enjamber d’un saut.
Puis d’un coup nous retrouvons une étroite route qui circule en corniche au dessus d’un ruisseau à sec. C’est là que nous apercevons le premier dolmen et quelques mètres au dessus le deuxième et un troisième tous orientés dans le même sens.
La plupart ont été pillés autrefois avant même d’avoir été fouillés par les archéologues; on n’y trouvera plus de pointes de silex ni de perles en os!
En s’orientant vers Lablachère on découvre de plus en plus de murs et de «clapas», tas des pierres que les bergers d’antan retiraient des maigres pâturages.
Maintenant ce ne sont plus que des buis, des chardons, des pruneliers et des cotonnières dressées et le soleil qui nous rôtit.
De ce plateau la vue sur le piémont cévenol et le massif du Tanargue est magnifique. Au dessus de Lablachère, mon guide me cite les villages: Saint Genest de Beauzon, Payzac, Faugères, Saint André Lachamp, Ribes, Vernon.
De nombreux hameaux séparés par des vignes s’étirent de la garrigue (on dit ici les grads, mot ancien qui a donné gradin, à cause de la disposition des plaques calcaires) aux Cévennes.
Ce soir nous resterons à Lablachère. Nous serons à  la ferme théâtre de Notre-Dame de Bon Secours pour un spectacle: «Jean d’ici, Ferrat le cri»... nous en avons eu écho ce matin, à la radio locale, Fréquence 7.
 
La famille Desnoyeau
 
 

Localisation

Type

beaume drobie

Catégorie :

*

**

***

Equipement :

Piscine

Animaux acceptés

Mobilté réduite

Garage Privé

Cheminée

Commune

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Date d'arrivée
Nombre de nuit(s) :

COUP DE COEUR

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